Le patron, c´est Pastore !

Publié le : 29 janvier 20184 mins de lecture
Plus gros transfert de l’histoire du Championnat de France, Javier Pastore, recruté cet été pour 42 millions d’euros par le Paris-SG, justifie déjà en grande partie la somme investie. La «Pastore dépendance» du leader de Ligue 1 a de nouveau été mise en exergue dimanche, face à Lyon (2-0). 

Elu meilleur joueur de Ligue 1 par ses pairs la saison passée, Eden Hazard peut déjà trembler. Avec le renfort de Javier Pastore, le Paris-SG a dégoté un sérieux client pour l’attaquant belge lors de la prochaine cérémonie des Trophées UNFP. Une semaine après avoir inscrit son premier doublé en Ligue 1, à Montpellier (3-0), le meneur de jeu argentin a fait poser à lui seul un genou à terre à Lyon (2-0). Une inspiration magique d’El Flaco, à la 65e minute du sommet entre les co-leaders, a suffi à faire basculer les débats côté parisien dans une rencontre où les deux formations ne parvenaient pas à faire la différence.

«Sur mon but, j’ai vu qu’il n’y avait plus de latéral qui couvrait à gauche, révèle ainsi la perle de Cordoba, sourire aux lèvres. J’ai eu de la chance que le ballon parvienne jusqu’à moi et après, j’ai pu aller disputer le face-à-face (devant Baky Koné, éliminé d’une grandiose feinte de frappe dans la surface, ndlr) et venir tromper Hugo Lloris dans un angle fermé. C’était une immense joie de marquer et de pouvoir fêter ce but auprès des supporters.» Auteur à cette occasion de sa cinquième réalisation en sept matches de L1, Pastore a offert sur un plateau doré trois longueurs d’avance au PSG sur ses poursuivants (Montpellier, Lyon et Toulouse).

El-Khelaifi : «On a beaucoup de chance de l’avoir…»

Dans le système de jeu parisien, en 4-2-3-1, l’ancien leader technique de Palerme ne brille cependant pas que par ses buts décisifs. De par son placement et ses prises de balle insolentes pour ses adversaires directs, le virtuose sud-américain, sans s’être montré rayonnant de bout en bout face à l’OL, a tout de même été à l’origine de nombreux décalages ou autres situations brûlantes. «Pastore nous a posé beaucoup de problèmes car il est toujours entre les lignes et parvient à faire la différence dans les petits espaces», atteste Aly Cissokho, le latéral gauche rhodanien. «On savait que Pastore était un joueur spécial, bourré de talent», renchérit même Rémi Garde, à la fois déçu par la défaite de sa formation et sous le charme de la grinta du numéro 27.

Les fulgurances de l’Argentin font l’unanimité. Moins de deux mois après ses premiers pas sous ses nouvelles couleurs, Pastore a déjà Paris et l’Hexagone à ses pieds. «C’est un grand joueur, on a beaucoup de chance de l’avoir…», assure d’ailleurs malicieusement Nasser El-Khelaifi, président du conseil de surveillance du PSG directement impliqué avec Leonardo dans la venue du prodige de 22 ans. Devenu «une grosse cylindrée du top 10 ou 15 européen» grâce à l’arrivée des Qataris, Paris joue désormais «dans la cour des grands» selon Bafetimbi Gomis. Et nul doute que le nouveau chouchou du Parc n’y est pas étranger…

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