Repères historiques

Le Stade Saint-Germain voit le jour le 21 juin 1904[1]. Le club sangermanois du président Henri Patrelle accède en Division 2 en 1970[2]. Une fusion s’opère alors avec le Paris Football Club, club virtuel, pour donner naissance au Paris Saint-Germain Football Club dès juin 1970. Le protocole de fusion est signé le 10 juin 1970[3] et le conseil d’administration extraordinaire du 26 juin 1970 porte Pierre-Étienne Guyot (ex-PFC) à la présidence. Guy Crescent (ex-PFC) lui succède le 4 juin 1971[4], puis Henri Patrelle retrouve sa place de président le 17 décembre 1971[5].

Sportivement, la première saison du club en D2 se termine par un titre de champion de France et une promotion en D1. Suite à des pressions de la mairie de Paris qui refuse de subventionner un « club banlieusard[6] », le club est scindé en deux en mai 1972 : la section professionnelle passe sous les couleurs du Paris FC et reste en D1, tandis que les amateurs du PSG sont relégués en Division 3, là où évoluait l’équipe réserve. Le mariage avec le PFC aura tenu moins de deux ans[7].

Le club amateur décide cependant de conserver son nom de PSGFC et réalise deux promotions consécutives, synonymes de retour en Division 1 en juin 1974. Dans le même temps, le Paris FC est relégué en D2. Le PSG passe alors sous la direction de Daniel Hechter[8] qui remplace Henri Patrelle. Just Fontaine devient l’entraîneur du PSGFC qui accède à la Division 1 lors d’un match de barrage au parc pendant lequel Just Fontaine fera un arrêt cardiaque sans gravité suite à la victoire du club. Depuis cette date, le club n’a plus quitté la première division (1974), ce qui en fait l’actuel doyen de la Ligue 1.

En janvier 1978, Daniel Hechter cède sa place de président à Francis Borelli suite au scandale de la double billetterie au Parc des Princes[9]. Le PSG remporte sous la présidence de Francis Borelli ses deux premières coupes de France (1982 et 1983), ainsi que son premier titre de champion de France (1986).

En 1991, Canal+ investit dans le PSG et Michel Denisot devient président-délégué du club[10]. Durant l’« ère Canal+ », le Paris Saint-Germain remporte un championnat de France (1994), cinq coupes de France (1993, 1995, 1998, 2004 et 2006), deux coupes de la Ligue (1995 et 1998), une coupe d’Europe des vainqueurs de coupes (1996) et une coupe Intertoto (2001).

En juin 2006, Canal+ revend le club à des fonds d’investissement américain (Colony Capital), français (Butler Capital Partners) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Alain Cayzac est nommé président du club le 20 juin 2006[11]. Les deux saisons qui suivent (2006-2007 et 2007-2008) sont les plus difficiles du club, tant sur le plan sportif qu’extra-sportif, avec notamment les incidents à l’issue du match de coupe UEFA contre Hapoël Tel-Aviv à l’origine du décès par balle d’un supporter parisien.

Le premier titre de l’ère Colony Capital est remporté le 29 mars 2008 : c’est une victoire en Coupe de la Ligue, la troisième pour le club.

 

 

 

Date de fondation du club

Trois écoles défendent des dates de fondation différentes : 1904, 1970, et 1973.

 

1970 : la théorie officielle

1970 est la date de fondation officielle du Paris Saint-Germain. La fusion opérée entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC sert ici clairement de base à cette datation. Le service communication du PSG précise même le 12 août 1970. Avant l’an 2000 ce même service de communication du PSG annonçait la date du 27 août 1970 sur le bulletin de naissance du club, en se référant à une publication du journal officiel annonçant la fusion.

Cependant, cette date ne pouvait être considérée comme marquant la naissance du PSG, puisque le club avait disputé un match de D2 quatre jours avant la publication au JO. Cette incohérence ne fut corrigée qu’une décennie plus tard en adoptant la date du 12 août 1970 comme nouvelle date de fondation, décision qui ne résout pas totalement la question puisque le club disputa sous ce nom deux matchs amicaux lors de la première semaine d’août et que le PSG est inscrit sous ce nom sur les tablettes de la FFF depuis le 30 mai 1970.[2]

 

1973 : l’école Hechter

Jusqu’à l’arrivée de Canal+ au sein de la direction du PSG, la date de fondation officielle du club était 1973. Les trois premières saisons sous le label PSG sont oubliées afin de mettre en lumière la prise en main du club par Daniel Hechter. Cette datation qui pour beaucoup est aujourd’hui difficilement défendable est soutenue par certains journalistes (France Football ou Larqué sur TF1 notamment).

Ainsi, le quotidien L’Équipe du 3 mai 2005 qui annonce que le club fut fondé en 1973, précise : « Il y a eu une scission débouchant sur deux clubs, d’un côté un nouveau Paris SG, et de l’autre le Paris FC. » La « scission » date de mai 1972 et Hechter ne devient président du club qu’après le 9 juin 1974, date du retrait réel du président Henri Patrelle.

À l’occasion du décès de Francis Borelli en octobre 2007, l’AFP utilise l’expression « co-fondateur du club », reprenant ainsi la thèse de la fondation en 1973. Quelques médias, dont Canal+, utilisent également la formule « co-fondateur » à propos de Borelli.

 

1904 : le Stade Saint-Germain

En 1970, le Stade Saint-Germain reçoit l’appui du Paris FC, qui ne possède alors ni joueurs, ni encadrement, ni installations, ni même le droit de disputer la moindre compétition. Aujourd’hui, on parlerait de « groupe d’investisseurs ». Le second des mariés est le club du Stade Saint-Germain, tout frais promu en D2 désormais « open ». Ce club qui ne compte pas moins de 26 équipes est, depuis l’effondrement des têtes d’affiches parisiennes professionnelles, le troisième club francilien derrière le Red Star et le CS Fontainebleau, trois fois finaliste du CFA.

Certains contestent le terme de « fusion » entre un club et un groupe d’investisseurs, et considèrent que le Stade Saint-Germain et le Paris Saint-Germain depuis 1970 constituent le même club. Ainsi, le quotidien sportif L’Équipe propose depuis 2006 sur son site internet un historique du club prenant en compte le Stade Saint-Germain.

 

 

Joueurs emblématiques

Capitaine de l’équipe de France, le défenseur Jean Djorkaeff rejoint le PSG dès juin 1970. Il est capitaine pendant deux saisons avant d’assister au divorce du club en mai 1972. Outre les 16 sélections en équipe de France [12] de Tchouki entre 1970 et 1972, le défenseur Jean-Paul Rostagni connaît 6 sélections[13] lors de son passage au PSG.

Sous la présidence de Daniel Hechter (1974-1978), l’attaquant international algérien Mustapha Dahleb est recruté à Sedan en 1974 pour 1,35 million de francs, montant record pour un transfert en France à l’époque.[14] Avec 85 buts inscrits en Ligue 1 de 1974 à 1984, meilleur buteur de l’histoire du club en championnat (troisième meilleur buteur toutes compétitions confondues avec 98 buts[15]), « Moumous » anima l’attaque parisienne aux côtés du milieu de terrain international français Jean-Pierre Dogliani et de l’attaquant international congolais François M’Pelé. Dogliani, qui désirait absolument évoluer sous la direction de Just Fontaine finança en partie son transfert. M’Pelé marqua 97 buts[16] toutes compétitions confondues, entre 1973 et 1978. Le Goleador argentin Carlos Bianchi rejoint le club en 1977 et y passe deux saisons au cours desquelles il inscrit 71 buts avec deux trophées du meilleur buteur de D1 à la clé. Lors de la saison 1977-1978, il marque 37 buts en 38 matchs de championnat.[17]

Sous la présidence de Francis Borelli, Dominique Baratelli, Luis Fernandez, Dominique Bathenay, Nabatingue Toko, Dominique Rocheteau, Ivica Surjak puis Safet Susic, Joël Bats, et Gabriel Calderon sont les principaux joueurs du club. Ils sont tous des cadres de leur sélection nationale. Les gardiens Baratelli et Bats furent ainsi les portiers de l’équipe de France, tandis que Bathenay, Fernandez et surtout Rocheteau en furent des joueurs emblématiques. Luis Fernandez, qui achève sa formation au club, quitte le PSG après le titre de champion de France de 1986, recruté à grands frais par le rival du Matra Racing. Luis reviendra plus tard au PSG en tant qu’entraîneur. L’ex-stéphanois Bathenay rejoint le club en 1978 et devient le chef de la défense parisienne et le capitaine de l’équipe jusqu’en 1985. Mais c’est en 1980 que le club réussit son transfert le plus tonitruant en recrutant l’autre idole du football français (après Michel Platini), l’ « Ange Vert » Dominique Rocheteau, meilleur attaquant français de l’époque. Il marquera 100 buts sous le maillot du PSG, s’inscrivant de façon indélébile dans l’histoire du club [18]. Outre ces cadres de l’équipe de France, citons également le milieu défensif Jean-Claude Lemoult (1976-1986) et le défenseur Jean-Marc Pilorget (435 matchs[19] disputés avec le PSG ; Record du genre). Lemoult a connu deux[20] sélections en équipe de France tandis que la carrière internationale de Pilorget fut brisée par un accident de la route qui faillit lui couter la vie le 18 décembre 1983 [21]. Parmi les autres internationaux français de l’ère Borelli, citons Christian Perez (17 sélections lors de son passage au PSG[22]), Fabrice Poullain (10[23]), Daniel Xuereb (4[24]), Amara Simba (3[25]), Michel Bibard (3[26]), William Ayache (3[27]), Yvon Le Roux (3[28]), Jocelyn Angloma (2[29]), Philippe Jeannol (1[30]) et Alain Couriol (1[31]).

Concernant les meilleurs joueurs étrangers de la présidence Borelli, Safet Susic s’impose comme le plus emblématique. Jamais blessé, jamais suspendu, ce milieu de terrain offensif international yougoslave marque 85 buts et délivre 61 passes décisives (record du genre au PSG) entre 1982 et 1991. Il est écarté de l’effectif suite à la reprise du club par Canal+. Derrière Safet, l’international tchadien Nabatingue Toko, l’international yougoslave Ivica Surjak, qui délivre notamment les deux passes décisives lors de la finale de la Coupe de France 1982, et l’international argentin Gabriel Calderon, méritent une mention spéciale. Outre ces quatre joueurs, citons d’autres joueurs étrangers ayant été sélectionnés lors de matches internationaux lorsqu’ils jouaient au PSG : les Algériens Salah Assad et Liazid Sandjak, le Yougoslave Zlatko Vujovic et les Sénégalais Jules Bocandé, Saar Boubacar et Oumar Sène.

Avec l’arrivée de Canal+ à la tête du club en 1991, de nombreux joueurs de premier plan signent au club : les internationaux français Laurent Fournier, David Ginola et Paul Le Guen et les internationaux brésiliens Ricardo et Valdo sont ainsi recrutés dès 1991 et rejoignent notamment les internationaux français Daniel Bravo (joueur du club depuis 1989) et Antoine Kombouaré (joueur du club depuis 1990), principaux joueurs à connaître la fin de l’ère Borelli et le début de l’ère Canal. Joël Bats effectue également une saison pendant que Canal + possède le club, mais il se retire en 1992 et est remplacé par Bernard Lama, qui devient dans la foulée le gardien de buts de l’équipe de France. Lama fait partie d’une deuxième vague d’arrivées comprenant également les internationaux français Vincent Guérin et Alain Roche et l’international libérien George Weah. Raí, capitaine de l’équipe du Brésil, arrive en 1993. La quasi totalité de ces joueurs forment l’ossature de l’équipe jusqu’en 1998. D’autres joueurs viennent compléter l’effectif comme l’international français Youri Djorkaeff (1995-1996), l’international brésilien Leonardo (1996-1997) et l’international italien Marco Simone (1997-1999) notamment.

Après la présidence de Michel Denisot, le recrutement du club devient plus décousu mais comprend quelques joueurs notables tels l’international nigérian Jay-jay Okocha (1998-2002), les internationaux argentins Gabriel Heinze (2001-2004) et Juan Pablo Sorin (2003-2004), l’international brésilien Ronaldinho (2001-2003) et le buteur portugais Pedro Miguel Pauleta (2003-2008), qui devient en 2007 le meilleur buteur de l’histoire du PSG. Tous sont des cadres de leur sélection nationale respective. Le cas de l’international français Nicolas Anelka est légèrement différent. Formé au club, il quitte le PSG en 1997 pour rejoindre Arsenal FC. À la recherche d’une politique recentrée sur l’Île-de-France, le club rachète l’attaquant originaire de Trappes alors en contrat au Real Madrid pour la somme record alors de 33,2 millions d’euros, mais ce retour est un échec, le joueur n’arrivant jamais à s’imposer, il le quitte à nouveau au bout d’un an et demi.

 

 

Dirigeants

Le premier président du Stade Saint-Germain fut Félix Boyer (1904). Entre cette première présidence et l’arrivée au poste présidentiel d’Henri Patrelle (1958), aucun nom ne peut être clairement cité, à part celui de Georges Aubry (président en 1921), faute de sources. Pris par ses fonctions à la Fédération française de football dont il était l’un des vice-présidents, Henri Patrelle abandonna provisoirement sa présidence à M. Dour (1962-1963) puis à Roger Legigand (1963-1964) avant de reprendre son poste de 1964 à 1970. C’est Patrelle qui négocie l’union avec le Paris FC menant au changement de nom pour le club en Paris Saint-Germain Football Club.

Le 26 juin 1970, l’assemblée générale extraordinaire du club porte un trio à la tête du PSG : Pierre-Étienne Guyot (président virtuel), Guy Crescent (vice-président, administratif) et Henri Patrelle (vice-président, sportif). Le 4 juin 1971, Guy Crescent devient président tandis que Henri Patrelle est désigné vice-président. Nouvelle modification à la tête du club avant le divorce de mai 1972 avec le retour d’Henri Patrelle au poste de président à partir du 17 décembre 1971.

Le PSG reçoit l’appui du couturier Daniel Hechter en mai 1973. Ce dernier devient le président du comité de gestion mais Henri Patrelle conserve la présidence. Les rapports entre les deux hommes sont houleux. Patrelle quitte le club au lendemain du retour en Division 1, le 9 juin 1974[32], laissant à Hechter le poste de président jusqu’au 9 janvier 1978. Le scandale de la double billetterie du Parc des Princes provoque le retrait d’Hechter qui est remplacé par l’un des membres de son équipe, Francis Borelli. Le souriant président Borelli reste en poste durant treize saisons et demie avant de transmettre le relais au groupe Canal+ le 31 mai 1991. La chaîne cryptée assure la direction du PSG jusqu’au 20 juin 2006 par l’intermédiaire de présidents-délégués : Michel Denisot (31 mai 1991 – 11 mai 1998), Charles Biétry (11 mai 1998 – 21 décembre 1998), Laurent Perpère (22 décembre 1998 – 5 juin 2003), Francis Graille (5 juin 2003 – 2 mai 2005) et Pierre Blayau (2 mai 2005 – 20 juin 2006).

Canal+ se désengage du PSG en juin 2006 ; Alain Cayzac, membre du comité de direction du club depuis 1987, est nommé président le 20 juin 2006. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour le PSG, avec notamment l’affaire PSG – Hapoël Tel Aviv et des résultats décevants en championnat. Alain Cayzac démissionne le 21 avril 2008, à quatre journées de la fin, alors que le PSG est en position de rélégable[33]. Il est provisoirement remplacé par Simon Tahar, auquel succède Charles Villeneuve[34], ancien directeur du service des sports chez TF1 le 27 mai 2008, quelques jours après le maintien en Ligue 1 acquis lors à la dernière journée puis la défaite en finale de Coupe de France contre l’Olympique lyonnais. Charles Villeneuve est remplacé par Sébastien Bazin le 3 février 2009 suite à une crise liée à la gouvernance du club. Bazin accepte le poste en précisant d’emblée qu’il n’est pas « dirigeant » du club, faute de temps[35]. Philippe Boindrieux est nommé directeur général délégué temporaire pour diriger le club dans l’attente de la nomination du titulaire du poste.

 

 

Palmarés

 

Joueurs Matchs
Jean-Marc Pilorget 435
Safet Susic 343
Paul Le Guen 343
Bernard Lama 315
Mustapha Dahleb 306
Joueurs Buts
Pedro Miguel Pauleta 109
Dominique Rocheteau 100
Mustapha Dahleb 98
François M’Pelé 97
Safet Susic 85
Raí 72
Carlos Bianchi 71
  • Championnat de France (2)
    • Champion : 1986, 1994
    • Vice-champion : 1989, 1993[36], 1996, 1997, 2000, 2004
  • Coupe de France (7)
    • Vainqueur : 1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006
    • Finaliste : 1985, 2003, 2008
  • Coupe de la Ligue (3)
    • Vainqueur : 1995, 1998, 2008
    • Finaliste : 2000
  • Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes (1)
    • Vainqueur : 1996
    • Finaliste : 1997
  • Coupe Intertoto (1)
    • Vainqueur : 2001
  • Trophée des Champions (2)
    • Vainqueur : 1995, 1998
  • Championnat de France D2 (1)
    • Champion : 1971
  • Championnat DH Paris
    • Champion : 1957
  • Divers saisonnier :
    • Tournoi de Paris : 1980, 1981, 1984, 1986, 1992 et 1993
    • Tournoi international de Troyes : 1980[37]
    • Trophée de Palma de Majorque : 1982[38]
    • Tournoi international de Sedan : 1992[39]
    • Trophée de la Céramique de Villareal : 2001
  • Jeunes
    • Coupe Gambardella
      • Vainqueur : 1991
      • Finaliste : 1978, 1989, 1998
    • Championnat de France des moins de 18 ans
      • Champion : 2006
    • Championnat de France des moins de 16 ans
      • Finaliste : 2008
    • Championnat de France Cadets
      • Champion : 1988
      • Vice-champion : 1980
  • Féminines
    • Challenge de France
      • Finaliste : 2008
    • Championnat de France féminin D2
      • Champion : 2001
      • Vice-champion : 1983, 1985

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